Reconnaissance des droits de l'enfant !!!
Les droits de l’enfant ne peuvent être reconnus que si l’agresseur est confronté aux conséquences de ses actes. Isabelle Filiozat.
J’ouvre un livre, je lis quelques pages et je
tombe sur cette phrase !!! Elle me percute de plein fouet. J’en ressens chacun de ses mots et je mets des mots sur les maux que j’ai vécu en apprenant que la procédure si dure allait durer encore et ne trouver son issue que dans le mot année au pluriel !! J’avais pleine conscience que, quand on est victime (et c’est valable aussi pour les présumés coupables d’ailleurs), le puzzle difficile à assembler de la reconstruction ne pourrait se compléter qu’avec la pièce essentielle de la reconnaissance de l’acte par un jugement. L’attente est douloureuse. J’ai fait maintenant le deuil d’avoir une vraie vérité, j’ai entendu trop de mensonges et de vérités cachés qui sont assourdissantes dans leur façon d’être tues. Mais je demande de toute la force de mon âme et de mon amour que les droits de mes enfants soient reconnus !!! Qu’un jugement soit rendu, que le statut de victime soit reconnu pour mon bébé si innocent !!! Comment pouvoir comprendre qu’il faut encore attendre !! Les conséquences sont là !! Ma fille ne peut courir, ni même tout simplement tenir sur ses 2 pieds, elle ne peut dire Maman ni même aucun des mots qui exprime sentiments, elle ne peut saisir un objet de ses mains, elle est dépendante des bras de sa famille, des proches ou des personnes qui travaillent pour son bien. Elle n’a que son regard pour me dire son amour mais ne peux pas tendre ses petits bras pour demander câlin. Elle se déplacera sur un fauteuil roulant, ne peux tenir assise sans multiples maintiens. Ses sœurs au lieu de lieu de lui apprendre les petits jeux d’enfants, ont du grandir très vite pour tenir dans leurs bras cette petite sœur aimée. Elles ont du entendre ses pleurs de jours comme de nuits quand les corticoïdes qu’elle prenait en surdose pour lutter contre ce mal qui est si difficile à enrayer et qui répond au nom d’épilepsie. Elles rêvaient de ses rires et elles doivent accepter qu’une bêtise a peut être été par un adulte commise mais qu’il faudra attendre encore 2 longues années pour qu’elle soit reconnue !!! Comment leur transmettre qu’il n’est pas bon de fuir, qu’il est important de reconnaître ses actes et de les expliquer pour avancer grandi alors que leurs droit d’enfants victimes ne seront reconnus que dans plusieurs années !!! Je ressens cette adulte que je perçois pour l’instant comme responsable de nos vies brisées et à réassembler comme une enfant prise avec son bonbon volé encore dans sa main qu’elle cache derrière son dos et qui nie l’évidence avec cette idée folle quand elle est enfantine qu’à force de clamer son innocence l’objet du délit va disparaître sauf que là est en cause un tout petit enfant et que cette négation devient souffrance intense !!!
Aidez moi à pouvoir exprimer qu’il est insupportable pour des parents meurtris d’attendre plus longtemps encore qu’une procédure d’assise pour avoir ce jugement nécessaire à pouvoir revivre après cette épreuve imposée et exacerbée par l’attente ingérable !!!
Par Eclat d'âme Etat d'âme, Dimanche 16 Novembre 2008 à 23:51 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)












